Fred voyage… Part I.

Je suis casanier, ce n’est un secret pour personne dans ma famille, sans doute une surprise pour vous. Par contre, j’ai une imagination assez riche et quand Zazabelle m’a demandé de faire un atelier avec quelques mots et le thème du rêve… je m’y suis plongé avec délices !

Voici donc…

Mes Aventures Dans Le Grand Nord.

(Circoncision Obligatoire !)

Et en avant, les rennes !
finlande3C’est au détour d’un chemin de forêt que j’ai rencontré celui qui se faisait appeler le Père Noël, avec des majuscules, je vous prie. C’était un grand gaillard un peu rougeaud qui vivait de braconnage dans la forêt, assez loin de la ville pour que la police n’ait pas envie de venir lui poser des questions, et assez prêt de l’épicerie pour pouvoir venir faire le plein de carburant quand ses stocks étaient vides.

Ce jour-là, le ciel était d’un bleu comme on n’en trouve que dans les pays de neiges éternelles, autant du bleu du ciel que de l’ultraviolet réfléchi par les cristaux de glace qui enveloppaient tout le paysage. Je cherchais fébrilement ma fermeture-éclair afin de satisfaire à un besoin qui est naturel dans certains pays mais demande beaucoup de courage dès lors qu’il fait moins 50 au soleil.

D’ailleurs, à chaque fois, j’avais encore en mémoire le jour où j’étais resté littéralement collé à un rocher pour avoir voulu me soulager en plein blizzard. Je m’étais positionné pour ne pas geler instantanément, que ce soit mes doigts ou ma zigounette, et une rafale de vent m’avait collé à la pierre glacée, collé définitivement ! Ce même jour, j’avais failli quitter Géraldine après qu’elle m’ait proprement circoncis afin de me dégager certes, alors que je lui suggérais une autre méthode moins… définitive pour mon prépuce.

Géraldine, ma compagne, celle avec qui je passais des nuits torrides, pour compenser les jours glacés. Elle avait sorti son couteau de chasse, 25 centimètres d’acier étincelant, et l’avait approché de mes 2 centimètres et demi de pénis collés au granit gelé. Elle m’avait regardé dans les yeux et m’avait juste dit que je n’allais pas souffrir, que le froid était un anesthésiant des plus efficaces. Puis, sans cruauté, elle avait enlevé sa moufle, m’avait pris entre deux doigts et avait pratiqué l’intervention avec dextérité.
Non, je n’avais pas souffert dans ma chair ! Mais de voir ce bout de peau rosâtre collé au rocher me faisait mal, intellectuellement. Et quand j’ai imaginé quelle bestiole allait pouvoir se régaler quand, enfin, la température allait libérer…

perenoel-plagePerdu dans mes souvenirs, je n’avais pas vu arriver le gros Bill, le Père Noël. En me voyant essayer d’écrire mon nom dans la neige, il partit d’un rire sonore qui faisait trembler son bonnet en fourrure. J’en sursautais et je ratais la courbe d’un e avant de reprendre les choses en main et de m’appliquer pour la fin. J’espérais d’un coup qu’il ne pensait pas que mon attitude était celle du koala en train de marquer son territoire. Il s’approcha et me tapa sur l’épaule pour me souhaiter la bienvenue sur ses terres.

Je le vis marmonner un peu en fourrageant lui aussi du côté de son bigorneau, jamais facile à trouver par ces grands froids, puis il s’installa à côté de moi et commença à graver son nom dans la croûte neigeuse. J’apprendrai bientôt que ce geste signifiait que j’étais accueilli avec honneur, une sorte de cérémonie comme en faisaient les indiens en mélangeant leur sang. Il finit le dernier l de son prénom avec élégance, se secoua le vermicelle et se rajusta, toujours hilare.

rennes_1C’est quand je me suis retourné et que j’ai vu le traineau… et les rennes, que j’ai compris que je devais rêver. Et quand le renne arrière gauche s’est dressé sur ses pattes arrière pour se soulager sur un jeune sapin qui n’avait rien demandé, j’ai décidé de tracer la route vers des cieux plus cléments. J’ai sursauté et je me suis, très simplement, réveillé !

A peine sorti du sommeil, j’envoyais une main me gratter les cacahuètes. C’est avec soulagement que je réalisais que j’étais toujours entier. Ce rêve commençait à devenir vraiment malsain. Ma douce moitié ronflait à côté de moi. Je me suis levé en silence et je suis allé dans le tiroir de la cuisine y prendre tous les couteaux de plus de 10 centimètres. Puis je suis allé les planquer dans mon atelier !

Comme c’est Noël, je vous ai mis un Père Noël. Pour les amoureux de nature, j’ai mis des rennes. Et pour que mon blog soit visité, j’ai mis une fille en maillot… c’est ça la communication ! Bisous toutes et tous Sourire

Publicités
Cet article a été publié dans Divertissement, Voyages. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

3 commentaires pour Fred voyage… Part I.

  1. josydhoest dit :

    Alors là suis pliée de rire ! Y a qu’à toi que ça arrivent ces choses là ! … bisous du Nord mais pas du Grand !

  2. giselefayet dit :

    Littéralement pliée en deux en lisant ce billet .
    Bises

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s