Les Voyages dans le Temps… et les Vaches Folles ?!

Il s’agissait d’un petit concours d’écriture sur le thème du Voyage dans le Temps sur le blog de Snake qui m’a été soufflé par DomDom, que je suis sur de jolis chemins depuis quelques temps. Je vous offre mon texte et je vous encourage à aller lire les autres, surtout les autres !

Si vous désirez voter, c’est jusqu’à ce soir minuit, pas plus tard ! L’illustration est une photo prise sur Second Life par un artiste virtuel.

Barre de séparation onyx

La Robe

Snapshot_001Chaque jour que Dieu le laissait encore vivre, Antoine se postait sur son fauteuil préféré, face à la fenêtre qui donnait sur la cour intérieure de l’hôtel particulier. Une tasse de thé fumante posée sur le guéridon près de lui, il fixait la façade en vis-à-vis.

Chaque jour où elle le pouvait, Louise revêtait la robe qu’elle avait découverte dans un carton au-dessus de l’armoire de la chambre du bout du couloir. Elle y ajoutait un chapeau d’où s’échappaient quelques boucles cuivrées, un grand châle et une ombrelle qui lui servait de canne.

Chaque jour où le soleil brillait dans la cour, Antoine guettait la silhouette familière, la silhouette qui le hantait depuis bientôt cinquante ans. Il sirotait son thé, grattait d’une main distraite le chat blanc et noir qui se frottait à ses jambes, essuyait une énième fois ses lunettes. Il avait perdu toute impatience, certain que la seule manière de traverser la cour était de s’endormir. Mais il voulait la revoir une dernière fois.

Chaque jour, d’une démarche fière, Louise parcourait ce couloir lentement, regardant droit devant elle, avec pour seul but de garder son grand-père en vie, jour après jour. Elle ne savait pas ce qu’il ressentait vraiment, rien ne pourrait sans doute jamais effacer cette épouse morte d’avoir donné la vie. Son sourire était une récompense et un encouragement à continuer.

Antoine n’osait plus respirer quand il la voyait, de peur qu’un souffle puisse l’envoler à jamais. Même la vieille horloge à balancier semblait retenir ses amples mouvements. La tristesse l’avait quitté depuis longtemps, laissant place à une nostalgie qui elle aussi s’était tarie. Mais depuis que son épouse était revenue, il avait retrouvé un sentiment partagé de bonheur et de solitude. Il lui suffirait de traverser la cour…

Louise aimait ce rôle qu’elle jouait pour le vieil homme, souriant à la pensée qu’une simple robe pouvait le faire voyager dans le temps. Aujourd’hui, alors qu’elle repose le couvercle de la grande boîte en carton, elle sent les larmes monter à ses yeux. Doucement, elle ouvre la porte du carillon et stoppe le balancier. Le temps n’est plus, pour le vieil homme, sa nouvelle vie a commencé. Puisse-t-il avoir retrouvé celle qui lui manquait tant…

Barre de séparation onyx

En passant hier près d’une pâture, mon regard a été attiré par un taureau et son harem. Les vaches étaient toutes autour de leur seigneur et maître, allongées en train de ruminer. Une seule était à l’écart qui émettait une sorte de ronflement plaintif… nous avons pensé qu’elle était punie.

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Et puis nous avons remarqué certains détails qui nous ont amené à nous poser certaines questions à propos des ruminants que l’on imagine si placides. Est-ce que les taureaux s’adonnent à la boisson ? La betterave ensilée fermente-t-elle ? Et la question la pire de toutes…

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Y-a-t’il de la violence conjugale parmi les bovidés ?

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4 commentaires pour Les Voyages dans le Temps… et les Vaches Folles ?!

  1. Fr@ne & @l ~~ Mouette & @lbatros dit :

    En bon taureau que je suis, point de bataille conjugale (il y en eut avec les premiers…) Là j’ai gagné à la loterie ! il était temps ! Bises

  2. Martine Bond dit :

    Joli texte comme d’habitude…. Mais qu’est-ce qu’il leur est arrivé à ces vaches !!! mdr… elles sont toutes de travers, est-ce que les normandes sont toutes comme ça… tu nous les avais cachées celles-ci ! on en a vu que de belles nous !

  3. giselefayet dit :

    Tres beau texte pour  » la robe » et excellente observation en ce qui concerne les bovidés , le ronflement plaintif et la coiffe en disent long sur ce qu’endurent ces « dames  »
    Bises

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