C’est la saison de la Dinde, non ?

Le poème que j’avais écrit pour Thanksgiving commençait différemment…

Thanksgiving, la journée de la Dinde,
Laquelle ? Pas la blondasse en cuissarde…

Ca n’allait pas du tout pour concourir, alors j’ai mis ça de coté, avec l’intention de l’étoffer un peu. Dans un premier temps, ça a donné un poème de format classique pour moi, avec huit strophes que j’ai récité sur Second Life à une soirée slam. Il faut dire que les slams sont chronométrés et ne doivent pas dépasser les trois minutes, pénalisations à la clé. Mais il faut chercher à s’approcher de ce temps, pour donner le maximum à entendre… et j’ai donc allongé encore pour arriver à ce qui suit.

L’image, si vous la cliquez, s’ouvre en grand, ce qui permet de tout bien lire sans se fatiguer les yeux ! Merci à Lady… qui peut mettre plus de 3000 caractères sur une image… je vais pouvoir m’en donner à cœur joie Sourire.

Thanksgiving slam

Sinon, voici le texte intégral:

Thanksgiving Slam.

Thanksgiving, la journée de la Dinde,
Laquelle ? Pas la blondasse en cuissarde,
Le volatile de toutes les bringues
Qu’on déguste aux agapes campagnardes

Seulement voilà, dans le parler populaire
Et je réalise que c’est lamentable
Une dinde est aussi une gourde à crinière
Dont on rit pour ses manières détestables

Vais je me faire le chantre des sarcasmes
Au risque que toutes mes amies me haïssent
Il semble que oui, et avec enthousiasme
Échange vie tranquille contre… épi de maïs !

L’homme est ainsi et, pour un moment de gloire
Il est prêt à sacrifier sa vie, son confort
Et se lancer dans une périlleuse histoire
Pour prouver à lui même qu’il est le plus fort

Voici donc contée l’édifiante tragédie
D’un poète romantique pas si mauvais
Qui pour faire de bons mots sacrifia sa vie
Sans même l’excuse d’un abus de beaujolais

Faut il y voir double pour confondre ainsi
Un animal sans poil et une boule de plumes
C’est inexcusable, bon pour un ahuri
Et puis d’abord, ce ne sont pas les mêmes volumes

La bête était devenue incontournable
On les élevait dans des cours engazonnées
Pour pouvoir se les farcir sur une table
La cravate de travers, en criant "Bonne Année"

Malgré le froid piquant de l’hiver en approche
Dans les buissons, il y avait de la plume qui vole
Tu voyais ressortir des gars mains dans les poches
Derrière eux, plein de duvet jonchait le sol

Mais d’autres fois, c’est la bestiole qui pointe le bec
Un peu essoufflée, et la crête de travers
A la suite d’un gars qui n’a plus un poil de sec
Effrayé par la volaille qui lui court derrière

C’est que la bête peut faire près de trente kilos
Quand son œil cruel te regarde de travers
Tu oublies tes envies de jouer les rigolos
Et tu regrettes d’avoir passé la barrière

Quand tu t’aperçois que ce poids est dépassé
Même si elle déambule sur des pattes grêles
Méfies toi que ce nouvel animal racé
Ne t’inflige de gros dommages corporels

Le dinde est universelle, sous d’autres noms
Elle existe dans tous les pays habités
Comme il existe aussi un modèle de con
Dont on ne vante plus la popularité

Sur la cote, les gars ont le jour de la poule
Ils savent de suite comment sera l’été
Quand, début juin, les vacancières débarquent en foule
Et croisent nos pêcheurs aux yeux exorbités

Celles là, on a pas besoin de les plumer
Il faut juste leur passer de l’huile solaire
Les laisser un peu au soleil pour les dorer
Et les meilleurs morceaux sont aussi les plus clairs

Je m’éloigne, me direz vous, de mon propos
Et ces considérations n’ont rien d’élégant
Arrêtons donc de vouloir mettre les poules au pot
Et revenons à… nos moutons, évidemment

Il n’est plus question au repas du jour de l’An
De se péter la ruche au rouge millésimé
Tout ce qu’on vous autorise maintenant
C’est jus de pomme et sodas à satiété

Sans vouloir être méchant, boire un petit coup
Pouvait aider à faire descendre les marrons
Et même si on finissait sur les genoux
On arrivait quand même à faire les fanfarons

Pour certaines dindes, vaut mieux être bourré
Les mauvaises langues disent que comme les bottes
Les coquines ne demandent qu’à être fourrées
Dès que le Père Noël a enlevé sa hotte.

Qu’on parle de dindes, de poules, ou de bécasses
Tout ce que je vous raconte c’est pour rire
On les aime tant que jamais on ne s’en passe
Alors, mes poulettes, donnez moi un sourire !

© Frédéric Casset – 2011

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Un commentaire pour C’est la saison de la Dinde, non ?

  1. giselefayet dit :

    Merci pour ce superbe hommage aux dindes tout en humour et en glissade sur ce nom .
    Bon réveillon et mes meilleurs vœux pour une excellente année 2012
    Bisous

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