Vendredi 20 mai

Vendredi 20 mai.
Je vous passe le lever, muscles des cuisses toujours douloureux, l’achat du pain (et de deux croissants pour mes filles – décevants), le petit déjeuner au fromage et la toilette à l ‘eau, pour passer directement au programme de la journée.

Mes filles partent en voiture pour se trouver en ville à 10 heures et commencer à visiter les galeries que ma fille n’a pas encore vues. Je reste un peu pour écrire et je pars à 11 heures, par le chemin du littoral. Il fait très beau, je supporte le short et le chapeau. Vue de haut, la côte est belle, avec une eau bleue qui donnerait presque envie de s’y tremper. Je croise des coureurs à pied, rouges et dégoulinants, et des joggeuses, hâlées et parfumées… décidément, hommes et femmes ne sont pas du même monde !
Le chemin passe à coté du jardin botanique et longe d’anciens blockhaus ; ici aussi on avait fortifié les plages. Je passe aussi près d’une petite chapelle, nommée la « Crypte du Chevalier », modèle réduit d’une crypte de la cathédrale d’Amiens dans laquelle on retrouve aussi une fresque (La Découverte Miraculeuse Du Corps De Saint Firmin) où le mécène local a fait remplacer les visages originaux par ceux de ses amis et membres de sa famille.

Il me faut 40 minutes pour arriver sur la plage de St Jean De Luz, 40 minutes que je n’ai pas vues passer car j’étais au téléphone avec ma guide touristique… une amie qui adore suivre mes déplacements sur le net et me signaler les curiosités que je risquerai de manquer. Là, c’est plutôt moi qui essayait de lui décrire les bleus du ciel et de l’eau, et lui disait: « Tu devrais venir ! ».Je passe rapidement faire une photo de « La Voisine » de Marianne Cresson que j’ai abordée hier en lui disant « On a la même voisine ! ». Nous avons bavardé un moment et, sans lui dire, j’ai conçu le projet de mettre sa voisine en mots. J’ai son adresse de courriel, tout va bien !
Je me rends ensuite à la seule galerie que je n’ai pas vue hier, pour cause de… malentendu avec mon épouse et guide que j’attendais dehors, occupé à écrire, et qui est sortie par une autre issue.
Hélène Soubeyran empile des bouts de tissus depuis 1974, comme des strates géologiques, elle en fait des ballots qu’elle va ensuite figer par de la résine avant de les découper en blocs, piliers, ou couches minces. Je vais passer plus d’une heure avec elle à bavarder et à photographier les œuvres exposées. Là encore, je ferai un billet spécial en essayant de réunir le maximum de matériel et d’images. Les photos faites lui seront envoyées à sa demande ; elle aime voir ce qu’on lui « vole », c’est logique et j’aime la démarche de tenter de savoir ce que retirent les gens de vos travaux. Elle a jugé, d’après mon allure, ma conversation… que j’étais médecin ou dentiste. Cela nous a conduit à parler métier, et passions. Rebondissant sur mon amour de l’écriture, elle m’a dit avoir reçu quatre textes de visiteurs, au long des années, quatre textes magnifiques, selon ses dires et nous avons convenu que je lui enverrai ce que m’inspirent ses travaux.
Je la quitte, pressé par mes filles qui ont faim ! Rendez-vous est pris dans un petit restaurant près de l’église que je trouve en quelques minutes. Surprise ! Nous retrouvons un lieu où nous avions mangé il y a deux ans avec nos enfants. Le menu ? Ah… le menu : Sangria ! Poêlée de chipirons aux piquillos avec un peu de riz et, comme dessert, gâteau basque !
C’est à ce moment que le drame s’est noué. La gentille dame qui nous servait me regarde et me dit, avec un grand sourire (le même qu’elle nous avait servi tout le long du repas) :
« Je n’ai plus de gâteau basque, j’ai mangé le dernier morceau ce matin. »
En rugissant de rage, je bondis et je la prends à la gorge, la renversant sur une table proche. Il faudra deux hommes pour la soustraire à mon juste courroux, a demi étranglée. Plus jamais elle ne mangera de derniers morceaux ! Pour finir de me calmer, on me propose la carte des desserts où je finis pas dégoter un pain perdu qui se révèlera excellent ! Comme quoi, la colère est mauvaise conseillère. Café, addition… et je laisse mes filles continuer leurs visites tandis que je remonte au camping, par le chemin du matin, désireux d’éliminer quelques calories superflues.
Je passe ma journée à écrire ce billet que vous avez lu hier, a redimensionner les photos qui vont l’agrémenter, à écouter de la musique en pensant à des personnes qui me manquent et à ce que nous partagerons à mon retour. L’heure tourne, mes filles reviennent et nous pensons au diner que nous irons prendre, une dernière fois, avec ma belle sœur et son époux. (Sssssangria ! Piquillos farcis à la morue, confit de canard avec son petit gratin dauphinois et sa sauce au muscat, gâteau basque !)
A 23 heures, nous sommes rentrés et je file poster mon billet du jeudi. Pas moyen d’allumer MSN, je vais me coucher sans avoir pu prendre de nouvelles…

Nous sommes samedi, il est presque 11 heures. Je vais poster ce billet ce midi si je peux et redescendre en ville. Mes filles ont pris la voiture pour aller à Biarritz, et ailleurs si l’envie les prend. Moi je vais retourner voir certaines choses, m’emplir de ces talents multiples, et je remonterai dans l’après midi. Ce soir, nous nous retrouvons pour diner avant le grand défilé de mode où ma fille présentera quelques robes d’enfants. J’espère être bien placé et pouvoir faire de bonnes photos.
Demain, à 10h39, mon train part pour Bordeaux, puis Paris. Les vacances sont finies, il va falloir travailler un peu. Il va me falloir le WiFi à l’hôtel parce que, sinon, ma petite chambre va me sembler très très vide.
C’était Frédéric, en direct de St Jean de Luz, en direct du soleil et de l’eau bleue, en direct du cœur !

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3 commentaires pour Vendredi 20 mai

  1. patous77130 dit :

    sûr quand c’est trop bien on voudrait que sa dure mais il y a une fin à toute bonne chose
    Frèd je savais pas que pour du gateau basque tu serais prêt à tuer!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    et ben rire
    pliée en te lisant

    une belle histoire de visites vacances et resto
    et beau livre aussi

    t’embrasse

    ici
    des nuages ont pissé
    mais pas assez pour bien mouillé
    un temps mitijé mais beau
    29° tout de même

    allez à bientôt

    Ta Patounette
    et bon dimanche

  2. fanfan la reveuse dit :

    Bonjour Frédéric !
    Belle vacances, mais dis moi ne serait-il point dommage de faire un vilain tour à ta nouvelle silhouette ? Lorsque je lis les menus je gonfle à vue d’oeil 😉
    Quel gourmand tu es mon cher Frédéric !
    Quel va donc être ton périple à Paris ? ! Mystère !
    🙂
    A bientôt toi !
    Bisous doux

  3. saveurdemots dit :

    sourire……………merci d’avoir pensé à moi malgré cette journée vacances bien remplie
    Tjrs aussi adorable….bise

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