Jeudi 19 mai

Jeudi 19 mai.
Avec ces histoires de photos que je ne savais pas transférer, j’ai pris un peu de retard que je m’efforce de combler… je n’ai qu’un jour de retard, après tout. Je suis rentré tôt pour pouvoir agrémenter mes billets précédents des images prévues et je vais m’efforcer de finir celui-ci pour le mettre en ligne ce soir… vendredi !
La journée de jeudi a commencé dans la douleur ! La descente d’hier laisse les cuisses douloureuses et le lever est laborieux. Aujourd’hui est le grand jour, à 10 heures, les différents lieux d’exposition vont ouvrir et nous allons pouvoir nous régaler. Petit déjeuner, toilette, et déjà c’est le moment de doute. Il a plu – très peu – durant la nuit alors… comment s’habiller ? J’opte pour le t shirt et un parapluie dans le sac qui ne va plus me quitter. J’y ai mon appareil photo, mon chapeau, mon cahier et des stylos, mon GPS portatif, portefeuille, cartes diverses, bonbons… de quoi survivre une journée dehors.
Nous partons en voiture pour le premier lieu, excentré du centre ville, gymnase reconverti dans l’exposition de travaux des clubs de l’Adour, de certains travaux venant du Congo, et de stands de tissus, fils, machines, patrons… etc.

Sans trop m’avancer, je pense que cette première visite a donné le ton du séjour, parce que…
 
 


On sent en entrant une atmosphère particulière,
Quelque chose qui m’a de suite pris au ventre,
Il est des lieux ainsi qui irradient de lumière,
De joie, de jubilation, dès qu’on y entre.
A la porte, j’avais déjà les yeux mouillés,
Rien qui coulait, mais je me sentais conquis,
Et ça s’est précisé en parcourant, dans les allées,
Toutes ces œuvres offertes à mon regard surpris.
Certains travaux semblent automatiques,
On accroche bout à bout des morceaux de matière,
D’autres vous rendent quasi extatiques,
Contant des instants ou des vies entières.
Devant quelques uns, je m’arrêtais avec précautions,
Attentif à embrasser le tout et les détails,
Cueillant de pleines brassées de sensations,
Dans une découpe, un nœud, une maille.
En phase avec la couturière inconnue,
Je partageais ses émotions en m’approchant.
Saura t’elle un jour qu’elle est devenue
Une artiste sous le regard ému d’un passant ?
J’aime en parler comme j’ai aimé regarder,
Parce que je peux faire le parallèle avec l’écrit,
Je sais qu’il faut toujours choisir la simplicité,
Que dans un humble mot peut se cacher un cri.
Naviguer entre l’originalité et les sensations,
Oublier la taille, la complexité, les fioritures,
Aller à l’essentiel de la démesure, de la déraison,
Plonger dans le flux sans souci des éclaboussures.
Le poète apprend auprès de sa sœur de fil ;
Toutes les formes d’art ont un même code,
Après le sentiment brut que l’on instille,
Comme on le fait en poésie, voilà qu’elle brode ?

Je prétends qu’il ne faut pas se fier à la taille et je la joue à la Victor Hugo… sans les déités et les héros dont il s’éprend souvent au fil de ses poèmes. Non, je ne me compare pas à Victor ! C’est une référence, c’est tout, lorsqu’il s’agit de textes longs. Il aimait argumenter et il y entrainait toute l’Antiquité !J’ai voté pour l’œuvre dont vous voyez la photo… sans plus savoir qui l’a faite, l’étiquette est illisible ! Je pense y retourner pour pouvoir mettre un nom, ce serait la moindre des choses.
Les visites se sont ensuite enchainées tout au long de la journée dans une dizaine de lieux différents et je vais vous parler de choses particulières, laissant à mes photos le soin de vous montrer le reste.
Un premier coup de cœur pour une artiste cubaine, Mayra Alpizar, qui représentent « la Femme », en patchwork, en broderie, dans des tableaux monumentaux et colorés aussi bien qu’en petits carrés brodés d’un simple fil blanc ; étonnant et séduisant !

Une surprise ensuite avec un couple, Inge Mardal et Steen Hougs (www.mardal-hougs.com). Lui peint sur de grands carrés de coton blanc des images soit quasi photoréalistes, soit des personnages traités sur un mode naïf et les confie ensuite à son épouse qui les quilte, avec les nuances de fil appropriées, en multiples points droits ou circonvolués qui donnent un relief étonnant.


Nous nous offrons une petite pause au soleil sur la terrasse d’un petit restau à la carte simple (Sangria, assiette brunch de trois demis croque-monsieur, œufs brouillés et salade verte, bière, et l’inévitable gâteau basque… encore très bon !).
L’étape suivante se situait dans les locaux de l’Auditorium, complexe de salles de spectacle, de thalassothérapie, restauration… avec l’exposition de l’artiste suisse Maryline Collioud-Robert qui joue avec de petits morceaux colorés et arrive à de jolis effets d’ombres et de lumières. Dans la même salle, le concours sur le thème du chocolat, (seul paramètre imposé, le poids, 500 g !) auquel a participé mon épouse, pour qui je voterai, d’ailleurs… mais en cachette ! J’aurai l’occasion de vous parler d’autres artistes que j’ai « approché » pour des billets uniques.


Nous nous retrouvons sur une placette près du port pour la bière bien méritée, il doit être dans les 16h, mais comme je vis sans montre en vacances, je ne prête pas trop attention à l’heure, préférant me fier à mon instinct… genre… on mange quand ?


Encore trois lieux à visiter et ce sera l’heure de diner, justement. Nous allons donc voir quelques artistes espagnoles et surtout une exposition sur les patchworks amish qui sont des travaux « utilitaires », dans le sens où ils sont réalisés à l’occasion d’un mariage, d’une naissance, ou pour aider des personnes à payer quelque chose (frais médicaux le plus souvent). A 19 heures, nous sommes de nouveau attablés :
– sangria
– sangria
– carpaccio de bœuf/frites/salade
– vin
– gâteau basque
petite pause pour que j’aille chercher ma fille à la gare toute proche et…
– digestif à la cerise
Retour au camping après la salade composée de la petite… internet, douche, dodo !

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2 commentaires pour Jeudi 19 mai

  1. patous77130 dit :

    et bien Frèd tu ne vois que de belles choses
    sacré article et merciii de nous faire profiter
    mes bisoussssssssssssssss

  2. fanfan la reveuse dit :

    Coucou Frédéric !

    Beau billet, que de partage !
    Merci à toi !
    Profites bien !
    Bisous doux

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