Autodérision.

La Normandie, ma terre d’adoption, possède bien des attraits, le moindre n’étant pas une certaine timidité à communiquer. Que dire, en effet, d’une communication basée sur le “p’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non !” ? Voilà qui changerait radicalement la donne de certaines transactions au demeurant fort sérieuses. Imaginez…

– Allons, manant ! Est ce bien la route qui mène à la capitale ?
– P’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non ! Not’ bon maitre.

– Alors, Pierrot, vas tu m’embrasser bientôt ?
– P’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non ! Not’ brave Marie.

– Monsieur, allez vous me dégager ce troupeau de devant la préfecture ?
– P’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non ! M’sieur l’gendarme.

Tournez ça comme vous voulez, si un gars souriant vous assène cette phrase, vous êtes cuits, perdus, foutus, et même mort !

– Oui, il a le nez qui coule ! Mais devons nous pour cela l’amputer ?
– P’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non ! Dr House.

Devrions nous jouer au gars désolé ? Je pense que le monde est trop sérieux et que, sauf en cas d’amputation, on devrait prendre le temps de réfléchir. Le “pbqo,pbqn” n’est qu’un moyen de gagner du temps tout en restant courtois. A-t’on jamais pensé que le normand pouvait en remontrer à un marchand du souk de Marrakech tant qu’il s’agit de vendre une denrée à un touriste ?

– Allez ! Ce poulet, je vous en donne 15 € ! C’est bon ?
– P’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non ! Mon bon gars.

A propos, vous connaissez cette histoire du brave normand (mais je l’ai aussi entendue de la part d’une amie du Nord, mettant en scène un ch’ti… mais ont ils des vaches, là bas ?) qui rencontre un étranger en train de boire à la rivière ? Par étranger, vous mettez ce que vous voulez, ça ne me regarde pas et je ne veux même pas savoir !
– Ben mon gars, bé pas ch’t’iau là, ché vaques y z’ont quié d’dains ! (Allons, monsieur, ne buvez point de cette eau, les vaches ont fait leur besoin dedans !)
– Monsieur, je ne comprends pas ce que vous dites ! Pourriez vous répéter, je vous prie ?
Alors notre gars se radoucit:
– Bois pas trop vite ! Elle est froide !

Normandie 1La Normandie a son peuple, fier et droit, ses coutumes, le plus souvent en sabots de bois, et ses spécialités… alcoolisées et pleines de crème. Et tout ça, ce sont des clichés, juste colportés par les normands pour qu’on s’intéresse à nous ! Nous avons aussi une marque, Heula, spécialisée en auto dérision. J’espère qu’ils sont normands, ceux là… sinon ce serait de la moquerie…

Je suis en quasi vacances, alors j’en profite pour écrire ce qui me passe par la tête. C’est MON blog, j’ai le droit ! Alors, camembert, mes tracteurs !

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3 commentaires pour Autodérision.

  1. Drenagoram dit :

    P’tête Bain qu’c’est Drôle :mrgreen:
    Belle Gouttes De puits .
    En Vacances des Pensées.
    NéO~

  2. fanfan la reveuse dit :

    Ah ben tu l’as dis t’es en vacances Frédéric 😉
    Il flotte ici bas comme un air de détente avec une bonne dose d’humour, humour à la Normande, lol !
    Petit hommage en cette belle région 😉

    Bonne vacances Frédéric !
    Bisous doux

  3. patous77130 dit :

    bien sûr Frèd que tu fais ce qui te plaît sur ton blog ben v’oui!!!!!!!!!!!!!!!!!
    mignon cet article

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