Parti sans un mot.

Je sais, je suis très en retard pour participer à cet atelier… mais bon, l’important n’est pas tant le délai que la participation, justement. J’ai pris du temps, trop, il n’empêche que ce texte est fini et soumis à votre lecture. J’espère que vous y prendrez plaisir.

Parti sans un mot.

Il est parti, sans un mot sur sa porte,
Et personne ne sait où il se trouve désormais.
Il a disparu, comme une feuille qu’emporte,
Au début d’un matin gris, le petit vent frais.

Il manque une valise, dans le placard,
Une petite valise, celle en cuir brun
Qui porte tant de griffures, de coquards,
Qui a roulé sur tant d’étranges chemins.

Il est parti, sans même emporter ses papiers,
C’est du moins ce qu’a affirmé son voisin,
Celui qui a trouvé la porte déverrouillée,
Qui vient, de temps en temps, arroser le jasmin.

Il a dit avoir remarqué des détails inhabituels:
Une guitare brisée, posée sur l’étagère du garage,
Un cœur rouge, dégonflé, dépassant de la poubelle,
Un recueil de poèmes, annoté en vert dans la marge.

Parce qu’il disait qu’on doit toujours penser au pire,
Et remercier le destin de nous faire traverser les ans,
Parce qu’après tout, le pire n’est il pas de mourir,
On va imaginer qu’il se repose quelque part, souriant.

Peut être même a t’il croisé une nouvelle muse,
Une de ces muses modernes, dont la peau est tatouée
D’arabesques folles, et qui, d’un rien, s’amusent,
Échangeant inspiration contre un peu d’herbe à fumer.

Vous avez remarqué que quelque chose manque ? Oui, moi aussi… Lady est en week end et ça se voit Sourire
En passant, je vous signale un nouveau poème sur mon blog coquin, "La Fiancée Libertine"… n’y allez que si vous aimez des choses un peu crues.

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2 commentaires pour Parti sans un mot.

  1. fanfan la reveuse dit :

    Bonjour Frédéric !
    Que ce texte donne de la mélancolie, comme il est triste de fuir ainsi sa vie……….
    Parfois hélas c’est la seule solution pour survivre 😉
    Il est malgré tout bien dosé comme à ton habitude et il flotte sur celui-ci une légèreté malgré la lourdeur du sujet, bravo Frédéric !
    Un peu triste effectivement cette poésie sans la complicité de Lady, il faut bien qu’elle prenne un peu de repos.
    A bientôt !
    Bisouilles

  2. Frederic dit :

    J’ai changé l’orthographe de cocard/coquard pour une lectrice assidue… les deux s’écrivent, selon le net, mais je te fais confiance 🙂

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