Les Vacances de Monsieur Fredo…

Prendre l’avion, quand on est un homme à l’esprit tranquille quand au pouvoir de la technologie de propulser en l’air des machines de plus de 350 tonnes, ça participe des mêmes plaisirs que certaines situations de la vie courante comme:

  • ôter le couvercle d’un plat qui vient de passer plusieurs heures sur le coin de la cuisinière en fonte de grand-maman
  • tourner la clef de contact d’un bolide rouge calmement prêt à bondir sur l’asphalte d’une autoroute écrasée de soleil
  • refermer la porte de la chambre où vient de vous précéder cette jeune beauté désœuvrée rencontrée sur la plage de sable noir où vous cherchiez des coquillages
  • passer enfin la porte de la salle où une file d’amateurs déambule devant un petit rectangle de toile peinte d’un portrait mondialement célèbre

et j’en passe sous silence que vous avez sûrement expérimentés.

On a soudain une montée d’adrénaline, la gorge qui se serre, l’impression d’une solitude extatique et que l’éternité vous ouvre les bras. Ça tient du plaisir solitaire qui va se terminer par un orgasme, c’est égoïste, de l’égoïsme qu’on ne pense qu’à partager que quand on reprend le contrôle de ses sens, c’est une éternité fugace, un éblouissement, un cri, un saut vers… autre chose.

Le grand oiseau perce les nuages,
Quelques lambeaux de brumes sont accrochés
Au bout de ses ailes encore arque boutées
De l’effort fait pour forcer le passage.

Pour m’assurer que vraiment le voyage a commencé,
Je regarde, accroché au hublot, s’éloigner le sol.
Tous mes voyages commencent par un envol,
Quand, de la pesanteur, je me sens libéré.

J’ai lâché ta main que je tenais serrée,
Pour, égoïstement, profiter seul du plaisir,
Sentir, dans mon dos, cette poussée de désir,
Sentir la masse de chair et d’acier accélérer.

Comme nombre des passagers de ce moderne navire,
Je veux profiter de tout, commencer ici et maintenant.
A moi les soleils aguicheurs et les sourires éblouissants,
Le moindre fruit, la moindre odeur va me ravir.

P1090039_1_1 Le 4 novembre 2009, nous débarquons à Paris par le train, direction notre premier gite de vacances, l’appartement en banlieue de notre fils ainé et de son épouse.
Ce petit trajet nous permet de constater qu’un sac à roulettes perds lesdites roulettes. Achat d’un sac dans le grand magasin sous l’Arche de la Défense. Dernier repas en France, bises aux enfants, caresse au chat…

P1140029_1 Le 5 novembre, départ à 8 heures pour l’aéroport. RER, métro, RER, OrlyVal… enregistrement et attente du départ dans la béatitude des grands voyageurs. J’avoue que dix heures d’avion en classe économique ne sont pas une sinécure mais le paradis demande des sacrifices ! Et puis on y a plutôt bien mangé. Ma voisine de droite me sourit à tous moments, allant même jusqu’à m’embrasser. Celle de gauche sourit un peu, de son retour chez elle, mais ne m’embrasse pas… bon, on est pas mariés, non plus !

P1140052_1 Le 6 novembre, nous débarquons enfin à la Réunion… sous la pluie. Direction la location de voiture dans les embouteillages matinaux de Saint Denis. Après avoir signé quelques papiers, une jeune fille habillée léger fait avec nous le tour de la voiture pour déceler d’éventuels éraflures, bosses, éclats… Je la plains tout en profitant de ses jolies courbes… je suis au Paradis !
Direction Saint Denis pour une visite rapide et l’achat, inévitable, d’un parapluie. Premier déjeuner au Barachois; sous une toile nous mangeons notre premier rougail et s’impose à nous une première impression: ça pique, ces trucs verts, là ! En milieu d’après midi, nous prenons la voiture pour gagner notre gite du soir. Sur la carte, la route semble courte, c’est très différent dans notre petite Fiesta de location sur les lacets qui mènent aux « hauts ».
Dès qu’on se croit dans la campagne, on s’aperçoit que des maisons sont cachées dans les champs de canne à sucre au bout de chemins bétonnés. Pas facile à trouver mais on y arrive.

P1090060_1_1La nuit sera réparatrice après un repas rapide sur notre petite terrasse. Les moustiques ont été avertis de mon arrivée. Ils sont petits et discrets, j’ai déjà les jambes qui grattouillent. Ce sera eux ou moi !
P1090053_1_1 

J’ai mis les premières photos en ligne, enfin du moins quelques unes parce que nous en avons quand même rapporté plus de… 2500; vive le numérique !

La galerie de photos.

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5 commentaires pour Les Vacances de Monsieur Fredo…

  1. Monique dit :

    J’aime beaucoup celle où l’avion est posé sur les nuages, c’est quelque chose d’inimaginable avant d’être monté là-haut. Bisous.

  2. PAT dit :

    merci Frèd de ton récit les photoset tout et toutet quel plaisir ce matinnotre causetteje t’embrase très tendrementdouce soiréebisoussssssssssssssssssssssssssss

  3. globule dit :

    Mais alors qui a gagné, les moustiques ou toi? et puis J’ai beaucoup aimé lire tes aventures, alors c’est quand la prochaine fois ou tu repartiras ?bisousglobule

  4. marie-jo dit :

    je sens que je vais me régaler à lire tes aventures "en tout bien tout honneur" ! Déjà ton joli récit de l’envol de ton avion m’a rappelé combien j’aime ça. Jean, pas du tout! surtout que je prends un malin plaisir à me rapprocher de lui à ce moment-là et à lui murmurer "tu sais, on va peut-être mourir ensemble", j’ai beau sourire et lui dire ça avec amour, ça ne le fait pas du tout rigoler ! Il n’a pas d’humour, qu’est-ce que tu veux . Allez, je passe au billet suivant.

  5. zazabelle dit :

    je retiens des plaisirs lors de ton voyage….mais aussi de la pluie!!!!!!et oui comme nous et toc!!!!!!!

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