Je t’aime, Bunny…

(Écrit le 3 mars 2008)

J’avais envie de vous livrer quelques réflexions sur l’interactivité entre nos avatars sur Second Life et les objets inanimés bien que, semble t’il, doués de raison.
Une pensée saugrenue avant de commencer… j’ai passé mes premières années de vie dans une commune de Seine Maritime nommée Eu, proche de ma mer. Cette cité possède une collégiale, un chateau, et une histoire joliment étoffée de noblesse… et un maire, bien sûr. Les gens se bousculent, comme partout, pour devenir cet édile présidant aux destinées communales. Jusqu’au moment des premières cérémonies officielles ou les officiels cherchent dans leurs rangs le … maire d’Eu.
Il existe même une jolie chansonnette qui dit:
"On sent la mer d’ici" (ben oui, elle n’est qu’à quelques lieues) ou encore "Il vaut mieux être maire d’ici que maire d’ailleurs…"

Ceci dit… avez vous remarqué combien les objets deviennent bavards ?

Je vais depuis peu sur une sim particulièrement agréable, genre ilots des mers chaudes, sable, constructions en bambou et habitants à l’avenant (agréables, chauds et ayant le bambou, si si). Quand on s’y promène, on y est interpellé par… les poubelles !
De petits messages suggèrent en effet qu’il nous vient, à leur seule vue (ben vi, on a pas encore l’odeur sur Second Life), l’envie irrésistible de les vider. Bon, ces iles sont gérées par un couple (RL) et j’ai dans l’idée que la maitresse des lieux a pu, inconsciemment, bien sûr, tenter de suggérer à une certaine population masculine que le vidage des poubelles n’est pas incompatible avec des muscles saillants et des tatouages tribaux.

Sur un ilot, se trouve la place "papotage" du lieu, avec ses bancs et ses coussins, sa boite de chocolat aussi (clin d’oeil à quelqu’un qui se reconnaitra…)
Venu pour rencontrer des gens, je m’asseyais donc sur un coussin particulièrement accueillant, dans l’attente des visiteurs qui ne manqueraient pas de venir… un jour ou l’autre. Je discutais tranquillement en IM quand, soudain, un message du chat(prononcez tchatte) attira mon regard: "Bunny adores you" Mon coeur bondit dans ma poitrine, je redressai instantanément la tête et rentrait – moins aisément – le ventre. "Héhé, attend un peu, Bunny, tu vas m’adorer pour quelque chose…"

Je me retourne lentement, le sourire au lèvres, pour découvrir… personne !

Deux dauphins sautent dans l’océan proche… deux écureuils se disputent un gland, non pardon, une noisette oubliée sur le sable…
Je me déplace un peu… et je tombe sur un lapin blanc… Bunny est un lapin, m…., moi qui suis né quasiment en même temps que Playboy, j’avais autre chose en tête qu’un lapin… Bon, il est tout mimi, blanc, doux… mais … c’est pas mon truc les lapins. Depuis, chaque fois que je viens m’asseoir ici, Bunny rapplique pour m’adorer; je sais pas ce qu’il me trouve, simplement, j’aimerai pas que ça tourne à l’obsession et le retrouver un jour s’excitant sur la jambe de mon pantalon.

Voilà… la prochaine fois je vous parlerai des objets de la vie courante qui tentent de vous expliquer des modes d’emploi d’objets inhabituels écrits par des ingénieurs coréens…
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